La Belgique : un choix qui oblige

Je ne suis pas Belge par hasard. Je suis Belge par décision, par lucidité, par engagement.

L’Université libre de Bruxelles m’a accueilli, formé, débauché, intégré. Elle m’a offert ce que la Belgique offre à ceux qui veulent penser : la liberté académique, la rigueur scientifique, l’exigence morale.

En choisissant la Belgique, j’ai choisi un pays qui ne s’impose pas par la force, mais par la pensée. Un pays qui ne domine pas par la taille, mais par l’intelligence collective. Un pays qui ne se définit pas par l’origine, mais par la volonté de vivre ensemble.

Être Belge, pour moi, n’est pas une identité passive. C’est une adhésion active à un projet de civilisation.

Et c’est précisément parce que je suis Belge par choix que je défends la souveraineté productive, la maîtrise technologique, le rapatriement industriel, la reconstruction de notre capacité à décider.

Car une nation n’est libre que lorsqu’elle produit ce qu’elle convoite. Et une nation qui renonce à produire renonce à elle-même, renonce à sa souveraineté.

Je suis Belge parce que je veux que la Belgique reste libre. Je suis Belge parce que je veux que nos enfants héritent d’un pays qui décide. Je suis Belge parce que la Belgique est un choix — et un choix qui oblige.

Laisser un commentaire